mardi 24 avril 2018
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Enquête sur les nouvelles pratiques du journalisme santé, revue de presse

Revue de presse

Enquête : Les nouvelles pratiques du journalisme santé par l’Argus de la Presse, Capital Image et l’Observatoire de l’Information Santé, juin/octobre 2015.

De plus en plus concernés par les questions de santé, les Français n’ont jamais été aussi demandeurs d’informations. La quasi-totalité des médias traite des sujets de santé dont le champ s’est considérablement étendu : social, économique, sociétal, environnemental… Presseedition.fr, 8 mars 2016.

Pour autant, il existe une certaine méfiance vis-à-vis du journalisme, sans doute dû aux informations véhiculées parfois un peu vite et sans vérification, ce que dénoncent aussi les journalistes qui aimeraient avoir davantage de temps pour croiser leurs sources, affirme Barbara Letscher, International Relations Officer, l’Argus de la Presse, qui a réalisé fin 2015 avec Capital Image et l’Observatoire de l’Information, l’enquête sur les nouvelles pratiques du journalisme de santé auprès de 1 854 journaliste santé médecine et sciences, dont 101 répondants. Culture RP, 25 février 2016.

En effet, le bouleversement des pratiques journalistiques liées au numérique montre que la rapidité nuirait à la fiabilité de la formation dans le domaine de la santé. L’enquête révèle que si la priorité des journalistes interrogés reste d’expliquer et d’analyser l’information (89%), 47% d’entre eux affirment être obligés de produire un papier alors que celui-ci n’est pas vérifié. Pour plus de la moitié des sondés, urgence de l’information et vérification des faits sont deux notions contradictoires. Les Clés de la presse, 12 février 2016.

Les informations sortent aujourd’hui à un rythme hallucinant. C’est très difficile même avec un peu de recul, de faire le tri et d’avoir le bon sujet au bon moment pour être aussi rapide que la concurrence sans écrire d’inepties, affirme Anne Jeanblanc, journaliste santé, Le Point. Presse francophone, 18 janvier 2016.

Le public est ainsi régulièrement confronté à une cacophonie sur l’information santé due à sa profusion. Son manque de mise en perspective et sa mise à disposition facile et immédiate peuvent avoir un effet stressant et créer la confusion, indique Jean-Marie Charon, sociologue des médias, CNRS. Selon les professionnels des médias, dans ce contexte d’accélération, la garantie d’une information santé fiable et de qualité réside notamment dans le niveau de formation des journalistes au journalisme santé et scientifique et dans le temps requis pour mener à bien leurs investigations. La Correspondance de la Presse, 11 février 2016.

Un journaliste doit connaître les codes et les règles dans sa spécialisation. Quelque soit le sujet qu’il traite, il lui faut, pour être compétent, un bagage technique scientifique et médical, insiste Pierre Savary, directeur de l’école supérieure de journalisme (ESJ) de Lille. Presse francophone, 18 janvier 2016.

Au rayon des enseignements, on apprend également que pour alimenter leurs papiers et reportages, 85% des journalistes se tournent vers des experts référents et 64% travaillent avec des agences de relations presse spécialisées dans le domaine de la santé. Quant à l’avenir, près d’un journaliste santé sur deux se dit inquiet car l’information instantanée qui doit être relayée le plus vite possible, est aussi une information en continu publiée souvent trop rapidement, remarque Stéphanie Chevrel, fondateur de l’Observatoire de l’Information Santé. Pharmaceutiques, mars 2016.

La montée en puissance des sites Web et des réseaux digitaux, ces cinq dernières années, a profondément bouleversé les modes de médiatisation et les habitudes de consommation des médias. C’est pourquoi, Stéphanie Chevrel, fondateur de l’Observatoire de l’Information Santé soutenu par la Chaire Santé de Sciences Po, a souhaité avec l’Argus de la Presse pour mieux comprendre cette situation, aller à la rencontre des journalistes concernés et tenter d’envisager des solutions en s’appuyant sur les opportunités de l’accélération. Presse édition, 8 mars 2016.

L’information santé, extrêmement nécessaire, devrait faire l’objet de plus d’engagement auprès de la population. Par exemple, les agences régionales de santé (ARS) devraient instaurer un certain nombre de sujets dans un débat participatif avec la population, observe Claire Compagnon, Oniam, Igas. PressTVNews, 10 février 2016.

Une série d’entretiens vidéo de journalistes et experts, interrogés sur les nouvelles pratiques en matière d’information santé du grand public, a été mise en ligne sur le site http://www.observatoiredelinfosante.com. Les journalistes santé y affirment qu’ils aimeraient disposer de davantage de temps pour contrôler leurs données et croiser leurs sources, et souhaitent un meilleur encadrement de l’information par les autorités et les institutions en charge de la santé. Prescription santé, 21 janvier 2016.

Tous les résultats de l’enquête : ICI