mardi 24 avril 2018
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Cancer et hasard, une dérive médiatique passée au crible, publication

Résumé de la publication

Le 1er janvier 2015, à 20 h en France, paraissent les premiers articles relayant la publication des résultats d’une étude à paraître le 2 janvier dans la revue Science.

Au fil des heures, elle va être dénaturée par les médias du monde entier, avec des titres tels que « Santé : deux cancers sur trois seraient dus au hasard ». Le lendemain, près de cent cinquante articles aux titres globalement similaires sont référencés sur Google, de nature à pouvoir remettre en cause le bien-fondé des politiques de prévention. Il faudra quinze jours à l’OMS pour diffuser un communiqué exprimant son désaccord sur la médiatisation de cette étude. Or, ce type d’information tronquée et spectaculaire reprise instantanément dans le monde entier est de plus en plus fréquent.

Comment comprendre l’emballement médiatique interplanétaire qu’a suscité cette étude ? Quels intérêts et enjeux pour les acteurs en présence ? Quels enseignements en retirer ? La présentation de cette étude dans Science, puis la mécanique de communication – impressionnante et très efficace – développée conjointement par Science et l’université Johns Hopkins, dans laquelle travaillent les deux éminents auteurs de l’étude, le nobélisable Bert Vogelstein et le biostatisticien Christian Tomasetti, méritaient d’être analysées.

Stéphanie Chevrel a fondé - dans le cadre de l’Executive Master Gestion et Politiques de Santé de Sciences Po qu’elle a suivi en 2014/2015 et dont elle est diplômée  - l’Observatoire de l’information santé soutenu par la Chaire Santé de SciencesPo et dirige la société Capital Image.


Plan de l'article : 

Un emballement médiatique déclenché par les dépêches d’agences
Des journalistes et des experts qui n’ont pas toujours lu l’étude…
Et du côté des institutions ?
L’empreinte indélébile de l’information sur Internet
Information, communication, désinformation
À chaque acteur ses enjeux
L’Observatoire de l’information santé

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