dimanche 9 décembre 2018
Kiosque

Accéder facilement à l’information santé mais à quel prix ?

Jamais la santé n’a occupé une place aussi importante dans la vie des Français comme le révélaient les résultats de la 6ème édition du baromètre « Les Français et leurs préoccupations quotidiennes » mené en 2016 par BVA. Plus de 8 Français sur 10 affirmaient, en effet, être préoccupés par toutes les questions concernant la santé. Qui dit préoccupations, dit besoin d’informations !

Un manque de mise en perspective
Si Danielle Villedieu, Interaction Healthcare, > Cliquez ici pour voir interview salue « l’ouverture des médias grand public à une communication plus large sur la santé et, surtout, le rôle du digital dans la liberté de paroles », d’autres experts pointent du doigt la diffusion immédiate et trop rapide des informations. « Le public est régulièrement confronté à une cacophonie sur l’information santé. Le manque de mise en perspective de cette information, diffusée sans lien d’une information à une autre, pose également le problème de sa hiérarchisation. La mise à disposition facile et immédiate de tout type d'information peut également avoir un effet stressant sur le public et créer la confusion », affirme Jean-Marie Charon, > Cliquez ici pour voir interview,  sociologue des médias, ingénieur d’études CNRS.

Trouver d’autres modes de communication
Que faire face à ce déferlement d’information santé sur le web où le pire et le meilleur se côtoient ? Faut-il donner accès à tous à toutes les informations ? Faut-il réguler ? Comment cautionner la bonne information ?

« C'est là toute la problématique de la démocratie. L’information et la communication font partie des leviers majeurs des années à venir. Il existe des dogmes qu’il faut casser pour trouver d’autres modes de communication intégrant les patients comme acteurs de la santé », explique le Pr Claude Dussart, > Cliquez ici pour voir interview, parcours santé systémique (P2S), Université Claude Bernard, à Lyon.

Des données davantage adaptées aux patients
Intégrer davantage les patients, une volonté que partage Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats Médicaux Français (CSMF), > Cliquez ici pour voir interview, : « l’ensemble des programmes et des informations données doivent être davantage adaptés aux patients ; il serait intéressant que les patients puissent ré-exprimer une information médicale et la porter eux-mêmes auprès des autres patients. »